The Sustainable Fashion Tour
TOP

Le Projet


LE CONTEXTE :

C’est en visionnant le documentaire “The True Cost” d’Andrew Morgan, qui dépeint l’industrie de la mode et ses travers, que l’idée de Green is the New Black est née. En effet, aujourd’hui, la production des vêtements que nous portons a un fort coût environnemental mais aussi social. L’industrie de la mode est la 2ème industrie la plus polluante au monde après l’industrie du pétrole. Un jean peut parcourir jusqu’à 65000 km soit une fois et demi le tour de la planète, avant d’être mis en vente dans nos magasins. Aujourd’hui, 20% de la pollution des eaux est due aux teintures et au traitement des textiles. À cet impact environnemental s’ajoute un coût social important. On se souvient tristement du drame du Rana Plaza en 2013, qui a fait plus de 1100 morts. Aussi, les conditions de travail sont souvent mauvaises et les salaires très bas.

Cependant, en Europe comme en Asie les consciences changent. Nous assistons aujourd’hui à l’émergence partout dans le monde d’entreprises qui proposent de changer la donne en offrant des textiles à un prix compétitif et un coût social et environnemental acceptable. Convaincues qu’une autre manière de s’habiller est possible nous avons décidé de partir à la rencontre des acteurs de la mode éthique et durable en Asie.



LE PROJET 

Green is the New Black est un projet ayant pour but de promouvoir une mode éthique et durable. Pour ce faire, nous partons 6 mois en Janvier 2018 à la rencontre des acteurs de cette mode durable afin de recenser les meilleures initiatives et de comprendre ce qui fait leur force aujourd’hui.

Nous allons rencontrer 20 entrepreneurs dans 6 pays d’Asie du Sud Est (Inde, Thaïlande, Cambodge, Malaisie, Philippines, Chine) qui participent à l’essor de la “Slow Fashion”: acheter moins mais mieux. Ce mouvement fait donc opposition à la Fast Fashion qui pousse aujourd’hui à un mode de consommation ultra-rapide, un multiplication des collections et qui entraîne gaspillage, pollution, une pression sur la main d’oeuvre étrangère, une baisse de la qualité. Chaque femme achète en moyenne 30 kg de vêtements par an et 30% ne sera jamais porté.  Les acteurs que nous allons rencontrer ont choisi un modèle économique plus respectueux de l’environnement et de la société. Ils se sont basés sur les trois principes de la Responsabilité Sociale des Entreprises : des solutions économiquement viables, respectueuses de l’environnement et à dimension sociale. Cela peut être aussi bien développé au niveau:

  • des méthodes de production: moins gourmandes en énergie et en eau et plus respectueuses des sols, production sur le principe de l’économie circulaire. Au Cambodge, Dorsu, est une marque qui produit ses vêtements à partir de récupération des restes de textile d’usine (fin de rouleaux, déchets textiles, etc.). Cette méthode de recyclage et de réutilisation porte un nom: l’upcycling. C’est une pratique qui devient même une mode et un critère d’achat dans certains pays, comme à Singapour ou en Chine, où des créateurs comme Zhang Na, une designeuse chinoise, en ont fait leur business model.
  • des matériaux utilisés: coton biologique, non-utilisation de produits chimiques, teintures bio, etc. À Bangalore, en Inde, Sreeranga, fondateur de Dibella, une usine de textile qui utilise du coton organique ou recyclé, des fibres synthétiques recyclées et dont la production ne génère presque pas de déchets.
  • du respect des hommes et des femmes employés: conditions de travail, niveau de salaire. Safia Minney reconnue aujourd’hui comme pionnière de la mode éthique a créé People Tree il y a 25 ans. En s’associant à des producteurs de produits équitables, des couturiers et à des artisans et agriculteurs de sa communauté, People Tree s’assure de produire des collections éthiques et écologiques tout en créant des opportunités pour les populations des pays en développement. People Tree place le commerce équitable au coeur de son activité et en tant qu’acteur de la Slow Fashion, l’entreprise participe également à la défense des travailleurs contre l’exploitation ou la séparation familiale dans les pays où elle emploie sa main d’oeuvre: Népal, Inde et Bangladesh selon l’expertise métier de chacun et les savoirs-faire.

 

L‘intérêt est de démontrer que ces entreprises qui intègrent ces dimensions sont plus durables, résilientes, viables et performantes.

 


OBJECTIFS